• Accueil
  • > Archives pour novembre 2007
( 28 novembre, 2007 )

Jhon Rakam

Rackham fait ses débuts dans la marine en tant que maître de timonerie à bord du bâtiment de guerre anglais le Neptune, sous le commandement du Capitaine Vane. Lorsque Vane refuse d’attaquer un navire français, l’équipage est tellement écœuré qu’il se mutine et choisit Rackham comme chef. Rackham fait immédiatement demi tour, attaque le navire français et parvient à le vaincre.

Emporté par l’excitation de la victoire et des richesses trouvées à bord du navire capturé, Rackham propose à son équipage de se tourner vers la piraterie. Ses hommes acceptent sans réticence, peut-être en raison du spectre de la mutinerie (et des condamnations à mort auxquelles ils sont désormais soumis) qui plane au-dessus de leur tête.

Rackham décidera par la suite d’accepter une offre de pardon royal et naviguera jusqu’à New Providence, aux Bahamas. Il y rencontre Anne Bonny, une femme mariée, et en tombe amoureux. Il en est tellement entiché qu’il dilapide pour elle une grande partie de son butin. Il rencontra également le Capitaine Burgess, un ancien pirate devenu corsaire, arpentant les Caraïbes à la recherche de navires espagnols.

Lorsque James Bonny, l’époux d’Anne, apprend l’existence de la liaison adultère, il prévient le Gouverneur de New Providence, Woodes Rogers. Celui-ci condamne Anne à être fouettée et lui ordonne de rester avec son époux. Anne et Rackham s’enfuient alors ensemble : ils réunissent un équipage et volent une sloupe. Craignant que les hommes refusent d’accueillir une femme à bord, Anne se déguise en homme et prend le nom d’Adam Bonny. Elle devient rapidement un Jhon Rakam magnify-clipmembre d’équipage respecté en combattant courageusement aux côtés de ses compagnons.

Pavillon de Jack Rackham

magnify-clip

Pavillon de Jack Rackham

Après plusieurs autres batailles victorieuses, le Gouverneur des Bahamas envoie à leur poursuite un navire lourdement armé. Rackham et une partie de son équipage sont forcés de s’enfuir. Ils sont alors capturés par un navire espagnol, mais parviennent une nouvelle fois à fuir près des côtes de la Jamaïque, prenant possession au passage de nombreux bateaux de pêche et d’une sloupe. En octobre 1720, les troupes du Capitaine Barnet, qui travaille pour le Gouverneur de Jamaïque, capturent Rackham et son équipage (dont Mary Read et Anne Bonny).

On raconte que Rackham, quelque temps auparavant, aurait tenté de conclure un accord avec le Gouverneur selon lequel il rendrait les armes à condition que Anne Bonny et Mary Read soient épargnées. Que cela soit vrai ou non, les deux femmes réussiront de toute façon à éviter la pendaison en révélant qu’elles étaient enceintes.

Le 16 novembre 1720, Rackham et son équipage sont emmenés à Spanish Town (Jamaïque). Ils y sont jugés coupables de piraterie et pendus le jour suivant.

Jack Rackham

( 28 novembre, 2007 )

Sted bonnet

Major Stede Bonnet (mort en 1718) était un pirate surnommé « le gentleman pirate ».

C’était un militaire à la retraite, un homme respectable qui possédait une plantation à la Barbade. Pour échapper à une femme acariâtre il décide d’entrer en piraterie. Il achète comptant son premier navire, qu’il baptise Revenge, et recrute un équipage de soixante dix hommes.

Il fait ses premiers pillages au large de la Virginie, de New York et de la Caroline du Sud. Puis, prends la direction de la baie du Nueva Torres où il croise Barbe Noire, qui s’empare du Revenge et se proclame capitaine. Bonnet est embarqué de force. Ensuite, Barbe Noire ayant refusé de lui octroyer sa part du butin, Bonnet reprend le Revenge et nomme David Herriot capitaine. Profitant de la r.écente déclaration de guerre de l’Angleterre à l’Espagne, Bonnet demande et obtient le pardon royal de la part du gouverneur de Caroline du Nord. Il s’engage alors comme corsaire. Mais Bonnet veut d’abord se venger de Barbe Noire, qu’il poursuit sans succès jusqu’à Ocracoke. En Virginie, puis dans la baie de Delaware, il retombe en piraterie. Soucieux de ne pas entacher son nom pour ne pas perdre son pardon, il se fait appeler « Capitaine Thomas » et rebaptise son sloop Royal James.

Fin 1718, alors qu’il répare son navire sur la Cape Fear River, la nouvelle de son arrivée atteint Charleston. William Rhett arme deux sloops et part à sa recherche. Une terrible bataille les y oppose. Bonnet et son équipage, après cinq heures de résistance, se rendent et sont emprisonnés à Charleston. Rattrapés après une tentative d’évasion, Bonnet et vingt neuf de ses membres d’équipage sont pendus dans le port de Charleston en 1718.Pirate Flag of Stede Bonnet.svg

( 28 novembre, 2007 )

Jean laffitte

On suppose qu’il est né soit en France[1], soit sur l’île d’Hispanola, actuelle Haïti[2],[3]. Il quitte la France peu de temps après que celle-ci ait cédé la Louisiane aux États-Unis (en 1803) et retrouve son frère Pierre dans les Caraïbes afin d’y faire fortune. Il s’engage dans la contrebande et la piraterie, opérant au nom de son Royaume de Barataria[4], ne reconnaissant de ce fait la souveraineté d’aucune autre nation.

Les itinéraires probablement empruntés par Lafitte pour se livrer à la contrebande.

Jean laffitte magnify-clip

Les itinéraires probablement empruntés par Lafitte pour se livrer à la contrebande.

Jean et Pierre s’installent à Barataria près de la Louisiane récemment vendue par Napoléon aux américains en novembre 1803. Il faudra attendre dix ans avant que ce territoire ne devienne un État à part entière et les frères Lafitte vont profiter de ces vides institutionnels et juridiques pour développer une économie parallèle. Barataria est un territoire difficile d’accès composé de trois îles principales toutes idéales pour dissimuler ses bases, sa flotte navale et les « produits de contrebande » : les esclaves qu’il a volés aux Espagnols. La navigation incessante de ses navires autour de ses possessions en interdit presque totalement l’accès[4].

En 1812, l’Angleterre entre en guerre contre les États-Unis, trente ans après la guerre d’indépendance. L’armée américaine est faible. Lafitte, avec 500 de ses hommes et des canons volés aux espagnols est sollicité par les anglais. Il décide de se ranger du côté Américain avec le général Andrew Jackson qu’il avertit de l’imminence d’une attaque. Il négocie son aide contre le pardon pour lui et ses hommes. Jackson refuse d’abord de collaborer avec un criminel mais finit par accepter son aide après avoir lancé seul une première attaque désastreuse.[5],[3]. Le 8 janvier 1815, les canons de Lafitte vont contribuer à tuer près de 2000 Anglais à la bataille de Chalmette – plus communément appelée bataille de la Nouvelle-Orléans – pour huit hommes perdus côté américain[6]. Cette bataille permet à Jean Lafitte de gagner une certaine notoriété, ainsi que le pardon pour ses actes répréhensibles, mais il perd la souveraineté sur son Royaume au profit des américains[1].

Au sommet de son activité, Jean Lafitte commandait une cinquantaine de vaisseaux rapides et bien armés ainsi qu’un millier d’hommes[4].

Jean Lafitte reste avant tout un contrebandier. Il décide de quitter la Louisiane américaine pour s’installer à Galveston au Texas espagnol en proie à l’anarchie afin de continuer ses trafics. Il poursuit son commerce jusqu’en 1820-1821, période à laquelle il est forcé de quitter sa base opérationnelle qu’il livre aux flammes[1]. Sa trace se perd ensuite.

Ce qui lui arrive ensuite reste obscur et les théories sont nombreuses[7]. S’il est attesté que Pierre meurt dans la région du Yucatán fin 1821[8], selon les sources les moins douteuses, Jean Lafitte serait mort soit en 1823 lors d’un combat naval entre son navire, le General Santander, et une flotille espagnole[9], soit en 1826 au cours d’un ouragan. D’autres dates sont citées par nombre de généalogistes et historiens, amateurs ou professionnels, mais il est en tous cas impossible de trouver de témoignage irréfutable concernant la fin de vie de Jean Lafitte après 1822, date de son évasion d’une prison cubaine[8].

Un manuscrit controversé, connu sous le nom de Journal de Jean Laffite[3], raconte comment, après que sa mort fut annoncée dans les années 1820, il aurait vécu dans plusieurs états des États-Unis, fondé une famille à Saint-Louis, Missouri et écrit ce journal avant de décéder aux alentours de 1840. Dans les années 1950, le journal est traduit du français vers l’anglais et édité aux États-Unis. Le manuscrit original est acheté par Price Daniel, Gouverneur du Texas, et est aujourd’hui exposé à la bibliothèque Sam Houston Regional Library and Archives, à Liberty, au Texas. Rien ne permet d’affirmer que ce manuscrit soit une contrefaçon, ni au contraire qu’il soit authentique[3].

|